En fait, ça fait un moment que se croisent dans ma tête des mots et des douceurs qui pourraient faire un texte. Un truc un peu différent, je crois que ça parlerait de lui. Faut avouer que dans mon quotidien, il a mis un beau bordel, mais j'ai un gros souci, j'ai peur que mes potes se marrent . C'est cette pudeur misogyne, croire que la fierté part en fumée quand t'ouvres un peu ton c½ur, mais moi cette fois je veux assumer. J'ai un autre problème, il est peut-être encore plus lourd, c'est que t'as pas droit à l'erreur quand t'écris un texte d'amour. Si j'écris un texte sur lui, je voudrais que ça soit le plus beau du monde. Il mérite pas un texte moyen, j'ai la pression. Là c'est loin d'être évident, moi je sais pas comment on fait pour décrire ses sentiments quand on vit avec un prince. Quand je m'enfonce dans son regard, Je me perds profondément. Depuis que je le connais, je ressens des trucs hallucinants. Je me dis souvent que j'ai eu de la chance de lui avoir plu, sinon, j'aurais jamais su qu'un rire pouvait arrêter la Terre de tourner. J'aurais jamais su qu'un regard pouvait habiller mes journées. Je comprends pas tout ce qui se passe, y a pleins de trucs incohérents, depuis qu'il est là rien n'a changé, mais tout est différent. Il m'apporte trop de désordre, et tellement de stabilité. Ce que je préfère c'est sa force, mais le mieux c'est sa fragilité. Ce n'est pas un texte de plus, ce n'est pas juste un poème. Je l'ai dans la tête comme une mélodie, alors mes envies dansent. Dans notre histoire rien n'est écrit, mais tout sonne comme une évidence. J'ai redécouvert comme ça réchauffe d'avoir des sentiments, mais si tu me dis que c'est beaucoup mieux de vivre sans, tu mens, alors je les mets en mots et tant pis si mes potes me chambrent, moi je m'en fous, chez moi y a un prince qui dormira dans ma chambre. J'ai découvert un bonheur tout simple, c'est juste qu'on aime être ensemble. On ne calcule pas les démons du passé, on n'a pas peur d'eux. Moi si un jour j'suis un couple, je voudrais être nous deux. Y a des sourires et des soupirs, y a des fou rires à en mourir, on peut s'ouvrir et s'en rougir, déjà se nourrir de nos souvenirs. Les pièges de l'avenir nous attendent, mais on n'a pas peur
d'eux, et si c'est vrai que les mots sont la voix de l'émotion, les miens
prennent la parole pour nous montrer sa direction.